Les financiers spéculateurs ont réussi cette semaine un coup, qui n’est qu'un coup de maître pour les observateurs étourdis. Ce coup n’est qu'une simple étape technique dans un programme et une politique éprouvés. Les banques et assurances se font en effet massivement adoucir depuis 2008 par les États dits souverains la charge de leurs positions toxiques illiquides et irrécouvrables. Elles transfèrent massivement une grosse part de leurs dettes pourries sur la dette publique des États. Ces États mettent à la disposition des banques par l’intermédiaire de leur enfant illégitime, la BCE "indépendante", des liquidités à un taux voisin de zéro ou en réalité à un taux très négatif (jusqu'à -25% en taux annuel), et ces banques prêtent aux mêmes États des liquidités à des taux excessifs voisins de 7% ou supérieurs. Ces États junkies et veules se sont mis en situation de dépendance face à ces banques et ils craignent de manquer de subventions provenant des marchés financiers arrosés par la BCE pour acheter leurs Bons du Trésor qu'ils émettent pour financer les dettes privées qui leurs sont léguées par les banques sans modération depuis 2008. Les États laissent imaginer que leur propre survie dépend de la survie des banques qui s'enfoncent dans leur faillite due à leur propre cupidité criminelle, si bien qu’ils assouplissent à satiété les nouvelles normes comptables MiFID 2, Solvency 2 et Bâle III, déjà tellement perméables avant et après leurs réformes. Pourquoi ce Kuddel-Muddel? Pour préserver une certaine idée du monde libéral dans lequel la Banque Centrale ne peut être mise sous pression politique pour monétiser la... dette.
màj du 10 octobre 2012: Le Royaume-Uni a annoncé que non seulement il ne va pas appliquer Bâle III, mais qu'il va encore baisser le niveau de fonds propres règlementaires des systèmes financiers, des banques et des assurances. Ainsi ils auront un matelas de couverture encore plus bas que celui déjà criminellement bas de Bâle 2 et qui a conduit à ladite crise.
21. juin 2012
Il n’y a pas la "Crise de l’euro" mais la Crise des banques en faillite depuis 2008 / Solvency 2, Bâle III et MiFID2 annulés
Par Thomas, le Cimbre le 21. juin 2012, - Catégorie : Economie de bulles, crises systémiques, subprime
Depuis 2008 je rappelle régulièrement avec ce titre de ce billet qu'il y a la Crise des banques, parce qu'il n'y a pas de crise de l'euro. Le récent coming-out de Michel Barnier du 9 juin 2012 sur le coût réel pour les
contribuables européens de 4500 milliards d’euros et de 37% du PIB européen pour ledit "sauvetage" des banques n’a pas fait de vague en France. Il aurait pu
pourtant être un argument décisif pour faire du Parlement français un
Parlement de Gauche. Il faut donc réformer les marchés financiers, mais les financiers et spéculateurs ont réussi cette semaine un coup. Ils ont réussi à faire vider les trois projets européens de réforme Solvency 2, Bâle III et MiFID 2. Si vous cherchez sur Google "il n'y a pas de crise de l'euro", mon site est en B2 mais repassera bientôt en page N°1. Comme prévu!!! Au 17 août 2012, si vous cherchez sur Google "il n'y a pas de crise de l'euro" mon site est en A3 et en C10 pour 5.660.000 résultats. . (Images: Otto Dix. 1ère image: ma création sous photoshop: GW, OD, KM)
Bâle III: Les régulateurs vont donc de nouveau assouplir pour les instituts financiers les nouvelles normes prudentielles comptables concernant l'obligation de respecter des ratios de liquidités. Il s’agit d’un point central de Bâle III selon lequel une banque doit détenir suffisamment d’actifs qu’elle peut écouler rapidement sur les marchés afin de résister à une crise de liquidité aigüe systémique ou spécifique à la banque sur une durée de 30 jours. Vous voyez la perversité ou la clairvoyance de Bâle III qui élève comme référence une crise financière de 30 jours, alors que les banques sont en faillite technique depuis 2008. Jusqu’à présent il était prévu dans le projet de réforme Bâle III que les banques conservent dans leurs réserves de liquidités du cash, des titres d'État liquides sur le marché et éligibles au refinancement en Banque Centrale... Suite aux recours de la branche, les régulateurs vont à présent permettre aux banques d’y associer jusqu’à une certaine hauteur de l’or et des actions. Les banques ont en effet des graves difficultés à constituer des réserves en cash et en obligations d’Etats. Selon une étude du Comité de Bâle il manquerait aux instituts financiers européens 1760 milliards d’Euro si la directive sur les liquidités devait être en vigueur aujourd’hui. Pour l’instant il est prévu que 60% en Bons du Trésor constituent ce coussin de solvabilité, mais la situation des Bons du Trésor en Europe ne permet plus de les considérer comme un safe haven pour les investisseurs, les spéculateurs et pour les épargnants, mais plutôt comme un prélude à des banqueroutes d’Etat. Et de toute façon la BCE rachète par centaines de milliards d'euros, en violation de ses statuts, des Bons du Trésor pourris (Grèce, Portugal, Espagne) ou les acceptent en dépôt de garantie (Italie), ce qui ne garantit pas non plus la solvabilité des banques. La BCE a démarré depuis aujourd'hui le 22 juin 2012, en totale violation de ses statuts, une nouvelle opération massive de facilitation quantitative en acceptant des banques comme corollaires (dépôts de garantie) des actifs totalement pourris et non éligibles en temps normaux. La BCE devient elle-même une bad-bank à la place de ses créanciers "de mauvaise foi" qui sont en faillite depuis 2008. Une crise des organes européens de décision s'ajoute à la crise des banques, mais ce n'est toujours pas une crise de l'euro. L'euro se porte bien.
Mervin King, chef de la banque centrale anglaise avait été l’un des plus forts protagonistes d’un renforcement des normes de réglementation bancaire Bâle III, mais il est aujourd’hui le plus fervent protagoniste de leur assouplissement, alors même qu’elles ne sont pas encore entrées en vigueur. Elles auraient dû l’être à partir du 31 décembre 2012. De toute façon ces nouvelles normes prudentielles ne concernent que les activités bancaires internes au bilan. Leurs activités hors bilan, le négoce des produits financiers dérivés, CDS/CDO, OTC et celles de leurs filiales dark pools ne sont pas prévues par Bâle III car il n'existe pas d'outils pour cerner le shadow banking.
Il en est de même pour la Fed‘ pour laquelle les nouvelles normes comptables de Bâle III aggraveraient la situation de stress dans laquelle se trouvent les banques. Je rappelle que la Fed’ comme la BCE publient régulièrement des stress-tests des banques qui pourtant attestent qu’elles ne se trouvent pas du tout dans une situation critique. Je me demande aussi pourquoi les banques manquent de liquidités puisque la Fed’ et la BCE les arrosent régulièrement de milliers de milliards de $ ou d’euros et qu’elles leur rachètent massivement leurs positions toxiques. Ceci s’explique par le simple fait que nous vivons en parallèle une gigantesque destruction de valeurs qui atteindra encore un montant de plus de 15.000 milliards de $ avant l’automne 2012. La directive sur les liquidités de Bâle III avait été fixée en 2010 suite à la faillite Lehman et après de très longues négociations qui n'avaient en réalité comme seul objectif que de gagner du temps et de laisser s'opérer la Destruction par les marchés décidée à la Conférence Bilderberg d'Athènes de 2009. Ce LCR - Liquidity Coverage Ratio devrait permettre d'éviter aux instituts financiers une crise de fuites de liquidités en cas de turbulences des marchés comme pour les faillites de la Lehman Brothers, de la WaMut - Washington Mutual aux USA ou de la Northern Rock en GB.
Solvency 2: Je vous ai alerté le 24 octobre 2009 dans mon billet "IASB, IFRS,
Solvency II, Bâle II: Victoire de la Lutte des classes financières -
Droit de cacher les risques" au sujet des nouvelles normes
comptables
qui auraient dû aider à réglementer les activités des banques et des
assurances. Pour les assurances la nouvelle directive européenne porte
le nom de Solvency 2 / Solvabilité 2. Je pense que si vous avez pu lire
les newsletters de votre mutuelle d’assurance maladie et de votre
mutuelle complémentaire, vous avez vu que les chargés de la
communication évoquent "Solvency 2" en anglais pour décrire sans
rentrer dans les détails la nouvelle situation comptable à laquelle
elles devront se préparer. Il aurait dû s’agir d’imposer aux assurances
de conserver une plus grande part de fonds propres réglementaires au cas
où une couverture devienne nécessaire en cas de défaillance de l’un de
leurs créanciers. Les mutuelles aussi ont communiqué dans ce sens pour
annoncer une augmentation des cotisations et une diminution des
prestations. Il en va de même pour Bâle 2, Bâle 2+ qui entre temps
s’appelle Bâle III qui s’est donné, officiellement et comme pour
Solvency 2, comme objectif de rendre les normes prudentielles
comptables plus contraignantes pour les banques en les contraignant à
avoir un seuil de solvabilité plus élevé. Suite aux recours du lobby des assurances, la Commission Européenne va considérablement assouplir la directive sur les provisions techniques imposées aux assurances. La Commission va exempter de Solvency 2 pour les sept années à venir tous les contrats existants, qui auraient dû être concernés à partir de 2014. Les assurances ne seront tenues de respecter Solvency 2 pour les anciens contrats uniquement pour le management risque et pour la publication des rapports d'activité. Ainsi la réforme pour les assurances-vie est diluée. Selon une étude de la branche cette directive aurait mis en difficulté 40% des assurances ou les auraient rapprochées de la faillite. Solvency 2 est l'équivalent de la Directive CRD sur les Fonds Propres Règlementaires qui est la déclinaison en Europe de Bâle II.
MiFID2: Depuis 2008 il n'existe pas de proposition de réforme concernant les activités hors-bilan des instituts financiers, du shadow banking, des dark pools. Les banques ne vivent pratiquement plus que de leurs activités hors bilan qui n'ont rien à voir avec l'économie réelle de production de biens et de prestation de services. Par exemple la Deutsche Bank n'est qu'un hedge fond, un prime broker, auquel est accolée une banque. Dans mon article du 2 février 2012 "Victoire des Lobbies financiers: Directive MiFID 2 - Marchés d’instruments financiers - Analphabétisation de l'information" je vous ai annoncé que le 3ème volet des réformes annoncées par le G8, le G20, le G4, Ecofin, l'Euro-Groupe, le Sommet européen des 27 serait tout autant édulcoré et caduc avant même son entrée en vigueur. Sur les deux décades perdues depuis 1989 du PIB furtif, fictif et d'initié s'ajoutent 5 années perdues depuis 2008 pour ne pas appliquer les réformes du contrôle et de la règlementation des marchés financiers, du shadow banking, des réserves fractionnaires et des paradis fiscaux. Nos responsables politiques en ont profité pour organiser sur le dos des européens la balkanisation de l'euro pour maintenir les banques sous perfusion et dans un pneumothorax et ils ont rebaptisé la crise des banques "Crise de l'Euro" au lieu d'avouer que c'est la crise du Traité de Lisbonne et du modèle européen qui n'est qu'une déclinaison de la croissance appauvrissante induite par le Consensus de Washington et de l’École de Chicago.
Je vous avais annoncé le 16 février 2012 que MiFID2 voulait réformer MiFID. Lors de la période dorée de la croyance aux forces miraculeuses de l’humanisme automatique du capitalisme financier et de l’effet de percolation du trickle-down-effect du Consensus de Washington, la Commission de Bruxelles mandatée par les pays membres de l’Union Européenne et par les pays adhérents de la Zone-Euro avait totalement dérégulé et libéralisé à partir du 1er novembre 2007 le commerce des produits financiers avec la Directive MiFID de 2004 sur les Marchés d'instruments financiers et services d'investissement (Markets in Financial Instruments Directive). Avant que n'entre en vigueur en 2007 la Directive MiFID, le commerce des produits financiers se faisait dans les Bourses de valeurs de manière ordonnée et sous le contrôle et la surveillance des pouvoirs publics. Historiquement les Bourses avaient été créées pour être un instrument de régulation permettant de mettre acheteurs et vendeurs sur un pied d'égalité, d'établir une concurrence règlementée et une information ouverte sur les transactions qui doivent se dérouler sous le contrôle d'un organe national ayant siège dans chacun des États respectifs.
Par la Directive européenne MiFID, l'économie a été totalement abandonnée sur les marchés au travers de dark pools en opposition aux bourses. Pour que ces dark pools puissent s'amuser en paix, MiFID a permis la création des crossing networks, c'est à dire la mise en réseau de ces dark pools. C’était ouvrir le portail à l'implantation virale d'un état de fait dans un État de droits. Depuis MiFID, il existe en Europe plus d'une centaine de systèmes multilatéraux de commerce de produits financiers. Ce sont les MTF - Multilateral Trading Facilities / SMN - Système Multilatéral de Négociations; il y en a 143 en Europe. Aux USA ces plateformes s'appellent ATS - Alternative Trading Systems. En 2010 moins de la moitié des produits financiers ont été échangés dans les bourses. Dans ce nuage opaque et informatique le CAC 40 et les autres cotations boursières ne veulent plus rien dire, puisque plus de 50% des valeurs sont négociés en dehors de la bourse. Vous pouvez vous imaginer que l'AMF - Autorité des Marchés Financiers devient impuissante. Parmi ces plates-formes il y a Chi-X, ou BATS Chi-X Europe, ou Instinet, une filiale de la holding japonaise Nomura, ou Goldman Sachs, UBS, Crédit Suisse, BNP Paribas, la Société Générale, ou Citadel et Optiver. Le réseau Turquoise, réunit BNP Paribas, Citigroup, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société générale et UBS, que des banques qui ont fait faillite en 2008/09 et qui ont été pour l'instant sauvées compulsivement en apparence, du moins on ne parle pas de leur faillite puisque l’on n’a pas envie de croire qu’elles sont en faillite. Ce n’est pas un hasard si l’agence de notation Moody’s a rabaissé aujourd’hui le 22 juin 2012 la note de 15 grandes banques dont toutes celles-ci-dessus.
Avec ce négoce à l'aveugle des produits financiers dans ces centaines de plates-formes alternatives, plus aucune information sérieuse n'est possible sur la qualité des actions cotées en bourse qui devraient refléter la confiance des actionnaires qui investissent dans des projets industriels, à caractère financier, social, écologique ou dans des entreprises. Nous sommes en face de la fragmentation totale de l'information, et ici il n'y a même plus de dislocation du langage mais une analphabétisation des marchés. Les ordres d'achat et de vente se font de manière fragmentée en petites parties sur des centaines de plates-formes et plus ou moins en même temps. Une analyse recombinatoire est réalisée par ces networks pour donner un sens à un ordre d’achat ou de vente et pour le diriger vers celui à qui il est adressé. L'entité et la plénitude de l’ordre d’achat ou de vente ne sont décodables que pour quelqu'un qui dispose de toute la logistique informatique et du transport de la décision, de l'analyse et du sens qu'il est capable de donner à une action et à une situation du marché au milieu d'un nuage de volatilités. L’information n’est plus pure, n’est plus parfaite et n’est accessible qu’à une élite qui dispose de l’accès au savoir. L'objectif de MiFID1 a été volontairement de soustraire l'information des marchés règlementés et contrôlés de la Bourse pour la laisser à des initiés qui ont les moyens et la puissance de la traiter sous sa nouvelle forme fragmentée. Dans le milieu on parle avec fierté de "la puissance de feu" de ces plates-formes alternatives quand elles traitent l'information. Mais cette "puissance de feu" est un gâchis total d'énergie parce que le traitement de l'information se faisait tout seul dans les places boursières avant l'introduction de MiFID.
Ce modèle de dissection et de recombinaison de l'information constitue ce que j'appelle sur mon site depuis 2006 le modèle de privation de richesses, de savoirs et de droits. La fragmentation d'un ordre n'éveille pas la vigilance du marché des investissements financiers. MiFID a donc volontairement analphabétisé les marchés et rompu une fois de plus avec l'économie des marchés. Le marché, comme dans une économie soviétique ou maoïste planifiée est totalement manipulé. Un grand compte qui dispose d'un paquet d'actions dont lui seul connait "vraiment" la raison de les revendre va manipuler sa vente. Il va demander à son SMN - Système Multilatéral de Négociations d'émettre au rythme à hautes fréquences de la nanoseconde des offres d'achat sur son titre, et quand il aura suffisamment fait grimper le cours de ses actions, il va retirer subitement son offre d'achat et va les laisser acheter par les petits suiveurs ne disposant pas de l'information. Ces suiveurs vont payer un prix fort et indu et la concurrence a été totalement déloyale et faussée. Aux USA l'algo-trading qui utilise la moindre des variations de cours représente 70% des ordres, en Allemagne 40%.
La Directive MiFID voulant libéraliser le marché des produits financiers a monopolisé l'information réelle en quelques acteurs initiés sans qu'ils n'aient eu à commettre le moindre des délits. La loi, la Directive MiFID leur offre le délit sur un plateau. Avec un marché fragmenté, avec les négociations anonymes des dark pools et des crossing networks une taxe sur les transactions financières ne sera pas possible. Il faut interdire les ventes à l'aveugle, les produits vendus de gré à gré, les OTC extrabilanciels et il faut imposer la publication des informations ante et post-trade, avant et après le négoce.
La Commission de Bruxelles qui élabore les projets de Directive Européenne ne travaille que sur la base d'un groupe d'experts qui ne sont que des lobbyistes financiers délégués par les banques. Il y a à Bruxelles 700 lobbyistes financiers qui construisent à leur manière l'Europe. Ce ne sont pas des élus, mais ils sont en contact permanent avec les politiciens qui perdent en même temps le contact avec leurs électeurs. C'est pourtant l'électeur qui va payer pendant 20 ans à venir les dégâts causés par l'industrie de la finance. La démocratie est contournée avec la collaboration des politiciens élus et des euro-députés.
Trois ans après l’entrée en vigueur de MiFID et sa déclinaison dans les États membres de l’UE, le Commissaire européen au Marché Intérieur, aux services et à la Concurrence, Michel Barnier, UMP, annonce faire marche arrière toute. Sans la moindre des ambiguïtés la Commission annonce dans MiFID 2 ceci : "Le principe précédent selon lequel une transparence minimale, un contrôle minimal et une protection minimale de l’investisseur garantissent l'efficacité des marchés n’est plus valable." Comme toujours la bonne intention affichée de la Commission de Bruxelles était que les banques informent leurs clients au sujet des risques des produits financiers, mais imparablement le contenu de la Révision de la Directive MiFID de 2004/07 qui résulte des bonnes intentions de la Commission est à l’extrême opposé grâce au lobby financier de Bruxelles. C'est le Commissaire à la Concurrence, Michel Barnier qui a consulté le GEBI et IIF qui ont proposé tous les amendements qui vident de sa substance la révision de MiFID 1.
Dans MiFID2 le niveau d’exigences opposables aux banques sera bien inférieur à ce que les associations de consommateurs et certains euro-députés réclament. Pour Sven Giegold, porte-parole vert de la commission finance du Parlement Européen et fondateur de Finance Watch, la première ONG Finance qui s’oppose aux lobbies financiers à Bruxelles, la Commission de Bruxelles a laissé passer sa chance d’ancrer dans la Directive MiFID2 une réelle protection des investisseurs. Pour moi, ce qui m’importe est que si une protection de l‘investisseur n’est toujours pas possible avec MiFID2, c’est que tout le reste est possible. La spéculation, la création et la mise sur le marché de produits financiers inventés, de produits dont la traçabilité n’est pas possible. Les banques et assurances ont créé des génomes financiers qu'elles ne sont plus capables elles-mêmes de décrypter par une méthode de séquençage. Le mise en orbite de produits comme les OTC, CDS, CDO, RMBS se fait toujours comme avant la crise de l’année-Lehman 2008, la création de bulles spéculatives à levier est toujours favorisée et même accélérée par un cadre laxiste dans lequel il n’y a pas de contrôle et de règlementation.
La Directive MiFID2 aurait dû garantir que les banques ne vendent à leurs clients que des produits qui sont adaptés à leurs besoins et qui ne doivent pas être conçus dans le seul objectif de garantir aux banques le bénéfice le plus important possible. Pour l’association européenne des consommateurs Beuc, le salaire des conseillers en investissements financiers des banques ne doit dépendre que du service rendu à la clientèle en tenant en compte de manière prépondérante ses intérêts. C’est ce qui était prévu dans l'avant-projet de modification de MiFID, mais sous la pression des lobbies financiers, seule disparaît la provision pour les conseillers indépendants. Toutes les autres plates-formes pourront toujours négocier comme elles le veulent et de manière opaque. Le lobby financier de Bruxelles a réussi à faire inscrire dans la Directive MiFID2 un dispositif d'exemptions pour tous les autres conseillers en investissements financiers. Les banques peuvent toujours rémunérer leurs employés comme elles l’entendent. Ces employés pourront toujours vendre des produits financiers à très haut risque sans en informer vraiment leurs clients. Pour les courtiers indépendants dont le rôle est l'intermédiation, la parade est simple. Il leur suffira de supprimer le mot "indépendant" de leur carte de visite et ils pourront toucher des commissions des gestionnaires de fonds ce qui continuera à nuire gravement à la qualité de leurs conseils qu'ils fournissent à leurs clients. Dans MiFID2, les ordres d'achat de vente à hautes fréquences seront toujours autorisés bien qu'ils permettent toutes les manipulations, qu'ils échappent aux Autorités de Contrôle des Marchés et bien qu'ils soient par exemple responsables du Flash Crash de mai 2010 où le Dow Jones avait perdu 6% en quelques minutes. Toutes les opérations resteront toujours opaques. Il aurait aussi dû être interdit aux banques de ne vendre que des produits financiers, qu’elles n’ont pas inventés elles-mêmes et mises elles-mêmes sur le marché. Ce ne sera pas le cas. La Directive MiFID2 sur les MIF - Marchés d’instruments financiers et services d’investissement autorise de fait toujours autant les banques à tricher.
"Dette publique" fait partie de ce que j'appelle la phénoménologie de confort. La phénoménologie est la description philosophique des phénomènes par rapport à l'esprit qui les perçoit. Dans notre société il est confortable pour des esprits dominants de prétendre mieux percevoir et décrire les phénomènes pour jouir d'une adhésion générale de ceux qu'ils perçoivent comme des éléments dominables qu'ils estiment situer en dessous d'eux et qui se confortent à ne plus avoir de pensée indépendante pour analyser ce qu'ils n'ont pas envie de comprendre. Dans une manie de confort, ces derniers ont mis le rêve de vivre le bien-être de l'état providence au même niveau que le jeu au loto pour empocher du gain. Les descripteurs de l'évènement économique se permettent depuis 2008 de s'offrir la rédaction d'une Constitution comportementale qui va règlementer le rapport des gens dans la "Règle d'or" du "Pacte fiscal" de l’État, qui se rappelle subitement à nous avec ladite dette publique alors qu'il nous avait enseigné avec le Traité de Lisbonne que la concurrence-libre-et-non-faussée se substituait à cet État pour garantir le "bien-être" et l'équilibre du marché. Cette Constitution se passe de débat parlementaire, de référendum, de OUI comme de NON, grille toute procédure démocratique et viole en flux continu les accords et traités européens depuis 2008. Nous sommes tellement couverts de bavardages sur la crise, les sommets compulsifs de Bruxelles et les mesures que nous ne remarquons pas qu'une mutation se fait dans les fondements. Les déçus du processus performatif de la libre-circulation qui pensaient empocher-comme-tout-le-monde dans une croissance qu'ils croyaient enrichissante, ne parviennent pas encore à s'extraire des pores du pressoir individualiste par lequel ils avaient décidé de passer en abandonnant en toute connaissance de cause l’État à la privatisation des marchés. Chacun ou collectivement, ils n'ont pas de place pour être indignés de soi-même, puisque politiquement ils ont tout laissé passer. On ne peut avoir l'indignation et l'argent de l'indignation. Ils acceptent la dette publique comme la pénitence réconfortante, sinon ils se mettraient à se détester en personne. Ils carmagnolent sur le tarmac le 1er mai et le reste de l'année courent au Aldi parce qu'ils ont conscience des prix, et offrent au Parlement en France une majorité qu’ils pensent être de gauche.
En juin 2009 le commerce des produits financiers dérivés avait atteint 594.223 milliards et presque 707.569 milliards en juin 2011 (Source BIS/BRI - Banques des Règlements Internationaux), ce qui prouve qu'aucun enseignement n'est tiré de ladite crise des banques depuis l'année-Lehman 2008 et que tout pousse à aller encore plus profondément dans l'erreur criminelle et spéculative des produits dérivés titrisés. Arrivera le moment du day-of-reckoning où il faudra révéler que cet accroissement des richesses n’a jamais réussi et de très loin à cacher la destruction massive de richesses qui s’opère sur les marchés depuis 2008. Non seulement nous avons un PIB fictif, furtif et d’initié, mais en plus nous avons une décroissance appauvrissante massive aggravée par les plans d’austérité qui sont télécommandés par les lobbies financiers.
Les Eurobonds ne sont rien d’autre que de la monétisation de la dette, la monétisation de la dette privée des banques et des assurances léguées avec bienveillances et complaisances gouvernementales au "déficit public". Michel Barnier lui-même, Commissaire européen à la Concurrence et au Marché Intérieur, a déclaré dans un communiqué officiel que le "sauvetage » des banques en Europe a coûté au contribuable 4500 milliards d’euros, soit 37% du PIB" de l'Europe. Michel Barnier ne parle pas de l’assèchement des services publics organisé pour la même période "pour combler le déficit". Pour "sauver" les banques et les assurances, le déficit public, qui était jusqu'en 2008 dans les normes des critères de Maastricht, a augmenté verticalement.
Et ce n’est pas fini, ou plutôt la crise va vraiment commencer en Europe comme en Grande-Bretagne et aux USA. Non seulement les banques et assurances sont techniquement en faillite depuis 2008, en réalité depuis le déclenchement de la chute de la Bear Stearns aux USA et de la Northern Rock en Grande-Bretagne, mais en plus elles ont gâché et dilapidé toutes les dizaines de milliers de milliards de liquidités mises à leur disposition depuis 2008 sous formes de plans TARP, TALF, PPIP, QE1, QE2, sous forme de twists entre Bons du Trésor à long terme contre des Bons du Trésor à court terme, et encore avec les 1000 milliards d’euros jetés par la BCE aux banques et assurances en décembre 2011 et en février 2012 (le bazooka) à des conditions totalement en infraction avec les cours habituels des marchés financiers et contre des garanties pourries sous formes d’actifs toxiques déposés à la BCE ou encore contre des Bons du Trésor fantômes créés pour l’occasion par divers États européens. La Fed', la banque centrale américaine, a mis, sans en
informer le Congrès américain, à la disposition des instituts financiers
dans la même période 16.000 milliards de $. Les USA sont en faillite comme la Grèce.
Je vous ai aussi exposé la situation comptables des 29 banques systémiques de la planète, dont celle de la Deutsche Bank, qui est la plus grande banque du monde de par son chiffre d’affaire et qui est aussi la most leveraged bank of the world, avec un fonds propre règlementaire de 2,27%, soit en dessous des Normes Prudentielles Comptables Bâle II et encore plus en dessous de celles prévues pour Bâle III qui avaient annoncé un niveau de couverture pouvant en théorie aller jusqu’à 9%. De l’ancien président français en poste au nouveau président français parvenu, rien n’est imposé dans les sommets européens et les G20 pour casser les banques universelles qui ont confondu et fusionné leurs activités de l’épargne, leurs activités commerciales, leurs activités d’investissement, leurs activités de spéculation et leurs activités d’assurance (Loi Steagall Act). La promesse des campagnes présidentielle et législatives 2012 est "la dose de croissance", mais pas non plus de "renégocier" le Pacte Fiscal Budgétaire Européen qui impose l'austérité pour aider les banques et qui assujettit par exemple les négociations syndicales des conventions collectives aux critères de Maastricht sur la "santé" de l’euro, et qui impose de fait une casse sociale et un dumping salarial.

Non à l'ethnocide biotechnologique, aux nécrotechnologies, au
(Je remets ici sans modification mon article publié le 7 février 2010. Mon article n'avait rien de prémonitoire, mais à la vue de
l'accélération de l'histoire il était en avance sur le main stream
piloté par les médias. Tout a déjà été écrit nous assistons à la politique commune de la destruction par les marchés dans laquelle les banques sont sauvées par les États et les contribuables sans prendre au moins une partie à leur compte pour "restructurer" leurs dettes. Les plans d'austérité, les désinvestissements dans les services publics et les infrastructures des pays constituent la seconde manière pour les peuples de payer pour les banques.)
<<< Le premier-ministre du paradis fiscal du Luxembourg, Jean-Claude Juncker a sévèrement critiqué en février 2010 les pays européens de la périphérie et les a sommés de se discipliner pour ne pas mettre en péril ce que les pays fondateurs de l'Europe ont mis en œuvre. Juncker oublie de dire que ces nouveaux entrants ne sont pas venus dans la même Europe que celle qui existait quand les fondateurs commerçaient librement seuls entre eux. Entre temps étaient entrés en vigueur les Directives sur la Libre circulation des capitaux et sur le Libre établissement des entreprises de services, ce qui inclue les services financiers. Il a toujours été de notoriété publique depuis 2001 que la Grèce avait délibérément triché avec sa comptabilité nationale pour faire croire qu'elle était compatible avec les critères de convergence du Pacte de Dublin de Stabilité et de Croissance afin d'introduire l'euro sur son territoire. Mais même si elle avait respecté les critères de Maastricht, la Grèce était incapable comme les pays baltes de résister aux attaques ou pénétrations abusives des grands groupes financiers des pays européens fondateurs. Une fois de plus, la foi en l'humanisme automatique des marchés qui fonde le Consensus de Bruxelles n'a pas fonctionné de manière harmonieuse, mais déprédatrice. Comme toujours. Il faut se demander ce qui est le plus à blâmer: les tricheries comptables de la Grèce, ou les opting-out (exemptions légales face aux obligations communautaires) de l'Irlande, mais aussi du Royaume-Uni, ou l'impréparation habituelle de Bruxelles, ou la volonté de toujours tout passer avec les légumes de la "concurrence libre et non-faussée".
La crise financière de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal est la reproduction parfaite de la Crise des Subprimes des USA. Ce Housing Bust méridional a été rendu possible en Europe avec la libre circulation des capitaux. Le Housing Bust a été financé avec l'ouverture des vannes des liquidités faciles et avec la multimutualisation des risques hypothécaires avec des titrisations ayant la forme de CDS, de MBS et de RMBS, etc. Les banques allemandes, les banques régionales allemandes d'État (Landesbank), les assurances allemandes, Real Hypo Estate, sont très fortement impliquées dans la Bulle des crédits hypothécaires des pays du Sud de l'Europe. Ce qui est mis sous silence, est que... l'Allemagne a, elle aussi, pratiqué en grand style dans sa partie Est la relance par la bulle immobilière et des crédits hypothécaires. La faillite du plus grand institut financier hypothécaire européen, l'allemand Real Hypo Estate, n'a jamais été exposée dans les médias comme une faillite systémique de même portée que celles de Fannie Mae, de Freddie Mac ou de AIG. C'est pourtant le cas. Cette information est extrêmement difficile à trouver. Il n'est pas étonnant que le Big Fat Bail-Out de la Grèce doive passer par l'Allemagne. L'Autriche est impliquée de la même manière que l'Allemagne, mais plus dans les Pays Baltes, la Hongrie, la Roumanie, l'Ukraine. Souvenons-nous qu'une bulle immobilière est mise en œuvre sur le terrain à bâtir, ou à incendier avant de le bâtir. Les politiques d'occupation des sols sont déterminées par les autorités politiques locales. 
La politique monétaire de la BCE est adossée comme celle de toutes les banques centrales sur les réserves fractionnaires; elle n'arrête pas de pomper dans l'économie de la masse monétaire. Par exemple, la production industrielle a augmenté de 1,6% depuis 1980, mais la masse monétaire a augmenté de 16 fois pendant cette même période. L'argent circule plus vite. Mais pour quoi faire? Pour créer de l'endettement, de la financiarisation, de la titrisation, du négoce de produits dérivés, de l'incitation à l'endettement. Beaucoup de régions de la terre sont endettées jusqu'aux oreilles ou la racine des cheveux.
Le Big Fat Bail-Out américain est poursuivi par Obama qui a ajouté dans l'économie américaine avec Tim
Geithner, son Secrétaire d'État au Trésor, et Bernanke, le Président de la Fed', 30% du PIB en liquidités issus de la Helicopter
Money, de la monnaie de contrefaçon. Obama attire comme il peut les
investisseurs étrangers et crée la mère de toutes les bulles qui cette
fois-ci va conduire à Weimar II, l'hyperinflation et la Grande
Dépression II. Pourquoi? Cette fois-ci il les USA se dirigent droit vers
l'effondrement obligataire de leurs Bons du Trésor. Il y a quelques
jours le Trésor américain a essuyé un très grave échec dont personne ne
parle: elle a tenté en vain de mettre aux enchères pour 25 milliards de
Bons du Trésor à 10 ans et pour 16 milliards de Bons du Trésor à 30 ans.
Il parait que de mémoire de trader on n'avait jamais connu un tel
échec. Cette fois-ci les marchés financiers qui se réfugient toujours en
dernier ressort dans les obligations d'État agissent conformément à ce
qu'elle perçoivent des USA: leur insolvabilité qui présage de la
banqueroute d'État. 60% de la dette américaine sont détenus par les
investisseurs étrangers, comme la Chine, la Russie, les pays de l'OPEC.
Depuis un an la Chine a réduit ses achats de Bons du Trésor américain,
et en décembre 2009 elle en a revendu 34 milliards de $.
Le graphique à gauche montre la Grande Dépression 2 qu'entament les USA. Le crédit à la consommation et à l'investissement commercial et industriel a chuté de 1000 milliards pour une économie nationale qui génère 14.000 milliards de PIB. Le crédit baisse alors que les banques ont été arrosées avec des trillions de $ et de helicopter money sans la moindre des obligations!! Mais que veut vraiment dire PIB pour une comptabilité
nationale américaine qui est tout autant manipulée que la comptabilité des banques
lors du
Depuis novembre 2008 nous savons que
Les
USA sont en faillite comme l'Islande ou le Zimbabwe et ne se
maintiennent qu'avec la planche à billets et la vente de Bons du Trésor.
L'implosion d'un pays en faillite est plus lente que l'effondrement
d'une entreprise, parce qu'un pays ne peut retomber au fond de
l'Atlantique en noyant tous ses animaux et ses habitants et parce qu'il y
aura toujours des investisseurs pour lui acheter momentanément ses
obligations (ses dettes), même si le nombre s'effondre actuellement et
si 
l'Euro âgé de seulement 10 ans ne doit sa bonne foi qu'à la force industrielle et commerciale et à la stabilité sociale des États européens et non à une quelconque force militaire et politique géoplanétaire, domaines où l'Europe n'est rien. L'Europe ne dispose pas de l'arrogance criminelle financière américaine de la planche à billets et les pays européens ne peuvent vendre des bons du trésor comme les américains qui savent qu'ils ne seront jamais capables mathématiquement de les rembourser. Selon Bloomberg, la Chine détient actuellement 800 milliards en $ et 1 trillion en Euros. Sur le tableau à gauche vous voyez que l'Euro supplante le $ comme monnaie en circulation. Il faudra bien sûr éviter de tomber dans l'euro-glut, comme les américains ont pratiqué le
Ceci me rappelle Hitler qui parlait de l'empire de 1000 ans. En attendant Obama se lance dans un nouveau deal humanitaire avec la Chine: il ne dévalue pas tout de suite le $ et les 2000 milliards en Bons du Trésor US dans les Caisses chinoises, mais il se prend le droit de faire le baise-main au Dalaï Lama. Et ça fait chic un Lama orange dans le salon ovale. Ça fait oublier l’orange de Guantanamo. La crise des subprimes est terminée, elle a fait ses ravages. Les subprimes ne représentaient que 14% des crédits hypothécaires. Depuis janvier 2010 commence la crise des alt-A dans une économie américaine effondrée. Les alt-A représentent que 27% des crédits hypothécaires. En janvier 2014 commence en plus la
Avec ce
programme 9 millions de propriétaires seront aidés pour garder leur
maison individuelle et pour éviter la faillite grâce au refinancement et
à la redéfinition des termes de leur emprunt avec de plus petites
mensualités de leurs crédits hypothécaires.) La FHA garantit à 100% les crédits
pour l'acquisition ou la construction immobilière. Pour l'année 2010, le gouvernement américain et la Fed' assistent les propriétaires immobiliers avec un dégrèvement d'impôt de 8000$ et en rachetant les titrisations adossées sur les crédits hypothécaires à hauteur de 1425 milliards de $ pour contenir les taux d'intérêts sur ces derniers. L'aide fiscale prendra fin en avril 2010 et le programme de rachat par la Fed' se terminera à la fin mars 2010. (Graphique à droite: faillite des CMBS, les crédits hypothécaires commerciaux et industriels) 
Le Parlement
islandais avait accepté le 31 XII 2009 le remboursement des avoirs
perdus par les déposants britanniques et hollandais dans les banques
d'investissement islandaises. Ces 3,8 milliards d'euros, 3/4 du PIB de
cette île, auraient dû être remboursés entièrement en 2024. Les dettes des banques
privées auraient dû être remboursées par l'État islandais et donc par leurs
contribuables, leurs habitants, leurs électeurs. Pour y parvenir les
salaires islandais ont déjà été diminués de 15 à 20%, l'impôt islandais a déjà été augmenté, les dépenses publiques islandaises sont déjà laminées. Ce
peuple est directement puni d'avoir accepté et cautionné un modèle de
société d'exploitation capitalistique. Il ne dispose pas du luxe américain de faire
diversion par des conflits de guerre pour relancer la machine
industrielle par les commandes des armées, ni de la capacité et de la
crédibilité à émettre des Bons du Trésor comme la Fed'. Les spéculateurs
britanniques et hollandais, alléchés il y a encore deux ans par les
marges à 2 chiffres promises par les banques islandaises, voulaient récupérer
leurs mises qui ont donc été à risque zéro pour eux pendant plus de 10 années. L'
L'Islande aurait dû rembourser, mais le
5 janvier 2010 le président islandais Olafur Ragnar Grimsson n'avait pas
ratifié la loi en sachant que le remboursement est l'une des conditions à la
candidature de l'Islande à l'adhésion à l'UE qui pourrait être refusée
par... le maître des opting-out, le
Royaume-Uni qui se sert de l'Europe comme de sa boîte à sucettes. Ce
peuple islandais veut-il retourner à l'âge de mer, se vendre aux russes
ou faire du chantage à l'UE pour obtenir des fonds européens avant
l'adhésion? L'UE acceptera ce pre-opting-out islandais avant le holliday
in de l'
Depuis les années 1960, le PIB a tellement augmenté grâce à
l'économie réelle et sans compter l'augmentation artificielle par
l'hyper spéculation qui explose toujours et qui retombe et qui fait
perdre
encore plus que ce qui n'a été acquis, mais qui fait perdre à la
communauté des peuples qui paye pour elle avec tous ces plans idiots de
"Sauvetage / Bail out"
de l'État Providence Bancaire. Si les salariés ont le salaire qui leur
revient, il n'y aura pas de création d'une hyper-bulle de la dette.
Bien sûr, il faudra réorganiser l'Organisation Mondiale de la
Commercialisation et de la Production. On ne pourra plus se permettre ce
ying-
Le Livre Noir de l'Islande évoque sans ambages des actions en justice à l’encontre de l’exécutif politique et des chefs des autorités de surveillance et de contrôle: il existe en Islande une loi sur la responsabilité des ministres qui prévoie un emprisonnement de 2 ans au maximum en cas de violation de leurs obligations administratives conférées par leur mandat. Le Livre Noir ne dénonce pour l’instant que les responsabilités politiques. Une team adhoc de procureurs s’intéresse aux actes des banquiers et à leurs fautes et délits. Une première action en dommage et intérêt à été ouverte lundi contre les anciens propriétaires et managers de ces banques.
Les commentateurs et les euro-députés glosent sur la "possibilité de risque systémique" en expliquant scientifiquement aux peuples la modernité des produits financiers dérivés. Ils n'éprouvent que le besoin "d'améliorer" les marchés financiers. Les trillions (1000 milliards, 1012, échelle courte US) de produits dérivés financiers sont négociés hors bilan et en dehors de tout marché régulé! Ce sont des produits "Over The Counter", hors-bilan, équivalents à du marché noir ou à du capital asocial soustrait de l'économie nationale réelle pour aller tourner en rond au service de la trésorerie privée des actionnaires et des spéculateurs qui feignent de se promettre un renforcement du PIB réel à partager par percolation et issu de créations de richesses provenant d'une réalisation concrète industrielle et commerciale. Les produits financiers dérivés promettent des rendements financiers à deux chiffres qui ne sont possibles en réalité que pendant 5 à 7 années et pour une start-up pionnière dans une secteur économique.
Au sujet de la reprise du Dow Jones au-dessus de 10.000 points, il faut rappeler sur le graphique ci-dessous ce qui s'est produit entre le Black Tuesday de
l'économie nationale et la "croissance" ne sont plus du tout fondées depuis 15 années sur la réelle création de richesses mais uniquement sur des produits financiers créés sur de la dette des pays post-industriels contractée auprès de la Chine. La Chine, qui continue à créer du vrai PIB avec de la création de richesses issues de la production industrielle, est le premier créancier des USA. La Chine produit et gagne de l'argent, mais ne dépense pas. Les USA délocalisent en Chine, ne produisent plus, dépensent à crédit à partir des liquidités chinoises mises sur les marchés financiers mondiaux et américains en particulier. Le PIB des USA ou du Royaume-Uni est un PIB fictif ou d'initié créé sur de la valorisation de dettes packagées en produits dérivés financiers véhiculés.

celui de l'augmentation de la masse monétaire, et celui de la mise en péril systémique de toute l'économie d'un pays, car cette accessibilité forcée et multi-multipliée au risque, si elle est procyclique en période de boom de croissance ou de boom spéculatif est anticyclique au moindre retournement de tendance. Un retournement de tendance est une difficulté de paiement d'un emprunteur ou d'un titulaire des obligations qui ne peut plus verser les intérêts et les rembourser à maturité. Le crédit est normalement intimement lié et connecté à la capacité de remboursement de l'emprunteur en fonction de son nantissement ou de ses garanties et de son aptitude à constituer dans le futur une création de richesse égale ou supérieure au montant du prêt ou de l'obligation ajoutés des intérêts.

Elles ne profitent qu'aux intermédiaires et représentent une filtration des richesses au profit d'un groupe d'acteurs très réduit. Les transactions sur les produits financiers dérivés représentent 10 fois le PIB mondial. Moins d'1% de la population des pays industrialisés a profité dans les pays industrialisés du Leverage-effect permis par la bulle spéculative sur les produits dérivés financiers. L'effet de percolation, le ruissellement, le trickle-down-effect du
"Le clivage droite/gauche est dépassé" qu’ils disaient, qu’ils disent et qu’ils diront. Pour les uns c’est un état de fait, qui les arrange, pour les autres c’est un idéal permanent auquel il faut aboutir. D’autres encore, les plus pervers, jubilent en voyant des gauches qui se querellent, nourrissent la querelle, en sachant qu’il n’y a qu’une gauche, mais que le groupe dudit non clivage droite/gauche gonfle, et ça les arrange pour leurs affaires. Plus de débat, pas de contestation, pas de renversement.
Sur le graphique à droite vous avez la comparaison entre la croissance de la productivité et la croissance du salaire en France. De 1978 à 2009, l'augmentation des salaires est quasi nulle, est est négative à cause de l'inflation. Non seulement la productivité augmente, mais en plus la durée du travail augmente.
Bruxelles fait pression depuis 10 ans sur l'Allemagne pour qu'elle élimine la Mitbestimmung (cogestion) et la Tarifautonomie (négociation autonome par branche des conventions collectives) qui sont selon bxl "une barrière à la concurrence libre et non faussée". Mais ces deux éléments de la démocratie du monde du travail sont inscrits dans la Loi Fondamentale allemande. Les ouvriers allemands ne se laisseront jamais voler par BXL et le Traité de Lisbonne leurs acquis qui remontent à... Rosa Luxembourg et... Bismarck!
car l'homme doit avoir le soucis de tout le temps dire consciemment les choses autrement, pour sentir - comme Sartre et Camus - que la définition qu'il donne aux choses n'est qu'une petite cuisine qui l'arrange sur le champ et momentanément. Ensuite j'ai été éduqué par mon espagnole avec laquelle j'étais sorti un an et qui écrivait sa thèse sur Borges. Tous les soirs elle rentrait de la BNU et nous nous engueulions sur l'idée conne de Borges du Palimpseste, car Borges disait que "tout a été déjà écrit, et que l'on ne pourra jamais plus rien écrire de nouveau", ce qui pour un Hitzkopf comme moi ne pouvait que me fâcher, ne serait-ce justement que pour voir dans sa plume que dénommer n'est qu'un dénominateur commun, donc une falsification, un faux en écriture, une prévarication,... le stade d'avant l'expression. (Photo: Torshaven, Iles Féroé, août 2008)
Hier le prince-président français a encore pris avec des mimiques
ostentatoires pour des demeurés ceux qui veulent "ralentir" la
croissance et il a justifié l'aide aux banques donnée par des fonds
publics et des garanties directes de l'État et par l'argent prêté à
taux Zéro par la banque centrale BCE. Le prince-président et ses boys
parlent de
croissance du PIB. 
a été consacré le déconstructivisme de l'État hormis de sa fonction ressentie comme régalienne d'État Providence Bancaire. Le suprématisme du primat de la croissance sur l'Homme est l'image inversée du déconstructivisme de l'État des habitants des pays et de l'état de l'homme en tant que dépositaire d'une enveloppe dans laquelle il génère et gère des aspirations paisibles et lentes dans lesquelles il n'est pas obligé de s'inventer ennemis & dangers avant chaque lendemain pour transformer une illusion de vivre en se bavardant de lui-même.
Mais ceux qui savent vous vendent cette croissance comme une "nécessité pour être encore plus prêt devant la concurrence internationale, pour être en mesure de rebondir après la crise et pour permettre de gagner des indices de croissance". On feint d'ouvrir et de nourrir le débat démocratique en faisant bavarder les foules sur une taxation temporaire des bonus bancaires de 2 à 3000 traders valable jusqu'en avril 2010, mais la perversité démultipliée du système financier global auto-centré est un billion de fois plus grave, peuplicide et économicide. La Lutte des Classes est parfaitement moderne, visible, lisible et présente devant la corbeille de la Bourse, mais ne l'est plus devant la gamelle de l'affamé, auquel on a dit que le clivage gauche-droite est ringard, et il l'a cru et intégré dans son comportement syndicalement, politiquement et sociétalement non revendicatif et soumis. L'affamé n'a plus que sa langue, mais elle lui sert à lécher sa gamelle. Dès 1989 j'ai basculé dans la Gauche du IIIème millénaire en donnant un nom aux choses. Depuis 1989, la Chute du Mur, la gauche a orchestré les
L'objectivité d'un mot ou la non-objectivité de ce mot est structurante dans son environnement où il a cours, tout comme les
Pourtant c'est à la
Selon le rapport des statistiques de la BIS / BRI, le montant total notionnel de tous types de contrats OTC a été en juin 2009 de 605 trillions de $ (605.000 milliards) et a augmenté de 10% par rapport à décembre 2008. Les OTC, Over The Counter, sont des contrats de gré-à-gré et des opérations extra-bilancielles réalisées sur le marché mondial financier qui ne sont pas encadrées par le moindre des contrôles (over the counter) selon la volonté des législateurs. La bulle plus spécifique des CDS a augmenté pendant la même période de 60%. Les CDS,
Dans cette situation fictive puis artificielle de carence économique due au casino-capitalisme, il est donc plus agréable de faire parler les peuples sur les paradis fiscaux off-shore et de laisser faire la multiplication des 
Ce tableau ne montre que la bulle des CDS
dans le bilan de ces banques et non pas toutes les autres positions
toxiques comme les subprimes, les Alt-A, les MBS... Vous comprenez que
cette Élite de la Classe financière lutte pour cacher les risques,
qu'ils soient les positions toxiques comme les assurances sur défaut de
remboursement des crédits (CDS), etc. Obama, le veule, a permis aujourd'hui le 8 XII 2009 à AIG, qui a pourtant été la plus grande faillite de l'humanité et de l'histoire des USA, d'augmenter massivement les salaires et boni de ses traders. Graphique à droite: too-big-to-fail devient de + en + big. 2009 est l'année Obama.
Quand vous voyez un Madoff quelque part vous croyez avoir tout vu, compris le monde et ça vous suffit pour vous structurer, pour renforcer votre identité nationale et éventuellement élaborer un argumentaire revendicatif entre l'action de grâce du thanksgiving et les fêtes de fin d'année. Avec madoff vous savez où est le ponzi. Vous savez où tourner la tête. Un petit voile par là, et ça repart.
La Grèce représente 2,5% du PIB de la zone Euro et 1,9% de celui de l'UE, si la Grèce fait une banqueroute d'État, c'est émouvant pour les européens, mais ceci restera à peine perceptible car. J'admire la souplesse des investisseurs et des agences de notations qui accordent un ordre de
passage à la danse macabre: la Grèce, l'Espagne passent avant le Royaume-Uni et les
USA pour la déclaration universelle de droits de la faillite. Les agences de notation qui manipulent l'information n'avaient jamais communiqué sur les risques simples ou systémiques des subprimes et n'avaient pas vu venir l'effondrement de Lehman Brothers et AIG. Elles ne communiquent pas sur la bulle des Alt-A, des RMBS, des CDS, des OTC, des Dettes souveraines (Bons et Obligations du Trésor), mais elles communiquent et fondent leur notation sur les bilans produits par les donneurs d'ordre, les entreprises elles-mêmes. Comme il n'existe pas une agence de notation grecque ou lituanienne, on n'entend que Ficht, Moody's, Standard & Poor's qui jouent ce que j'ai appelé dès l'automne 2008 le poker dénonceur. La Californie, qui est maintenue en forme comme les USA et le Royaume-Uni, est le 6ème pays du monde. Les traders ne sont pas mes ennemis, ils font leur job, comme l'élu Obama fait le leur à la tête des G20 et de ses clubs affiliés. Le Trésor américain émet lui-même des CDS sans doute aussi pour compenser l'éclatement de la bulle des CDS en donnant l'illusion que les investisseurs s'adonnent à de la croissance en investissant. Il parait que diriger des fonds sur les fonds qui font le négoce de ces fonds s'appelle investir. Ce n'est qu'une pandémie de plus, mais celle-ci est réelle.
Au trickle-up effect, ce détournement du PIB réel au profit des initiés
financiers, l'État Providence bancaire ajoute le trickle-up effect légal avec
le plus grand transfert régalien de l'histoire de l'Humanité de la dette privée
(pas celle des ménages) vers la dette publique, en rachetant les
positions toxiques et délinquantes des systèmes d'activité bancaire.
Pour écrire ce billet j'ai de nouveau cherché ma source chez les spécialistes des problèmes, parce qu'ils le connaissent le mieux. Donc jamais les sources des partis de gauche, presque tous totalement incompétents ou qui n'ont surtout pas envie de l'être. Encore moins les papiers d'Attac qui n'a pas envie de se lancer dans une opposition de gouvernement. Attac préfère être le chambellan de la carmagnole du tarmac. Ma source est aujourd'hui un article du 
Cet argument ne passait pas auprès des régulateurs européens, et quelques uns demeuraient aussi sceptiques aux USA. Christine Cumming de la Fed' avait demandé à Masters et Demchak que la JP Morgan doive trouver un moyen d'assurer le reste du risque – les 9 milliards "manquants" dans leur modèle Bistro – si la banque voulait obtenir l'accord pour réduire ses fonds propres de réserve. Le team a donc commencé à donner un nom au paquet de risque non "assuré". Masters aimait se référer à quelque chose de plus que le triple A (AAA) des agences de notation, depuis que ceci a été considéré comme étant plus sûr que des titrisations notées AAA. Mais il aurait été trop maladroit de les commercialiser, si bien que le team a trouvé le qualificatif "super-senior". La prochaine étape était de voir si quelqu'un était disposé à les acheter ou les couvrir avec une assurance.
Masters avait montré à Cassano que AIG avait acquis le risque super-senior de la JP Morgan, et Cassano avait donné son accord de manière très enthousiaste. C'était un évènement décisif selon Cassano: "JP Morgan est arrivé chez nous et nous a demandé de participer dans quelque chose qu'ils avaient appelé 'affaire Bistro' et qui était le précurseur de ce qui devint plus tard le marché des CDO". Cela semblait être un bon plan à réaliser pour AIG.
Demchak savait que modéliser le risque impliqué dans une transaction sur des dérivés de crédit, avait ses limites. L'un des problèmes les plus délicats gravitait autour du résultat de la possible "corrélation" ou du degré de l'interconnexion entre les prêts d'un même paquet. Tenter de prédire la corrélation est comme essayer de révéler comment les pommes d'un même panier vont pourrir. Si vous regardez pendant quelques semaines ce qui arrive à des centaines de pommes qui n'ont rien à voir entre elles les unes les autres, vous pouvez estimer la chance qu'une pomme peut être pourrie ou non. Mais qu'en est-il si elles se trouvent dans un même panier? Si une pomme devient blette, ceci va-t-il faire pourrir les autres? Si oui, combien et à quelle vitesse?
Dans les mois qui suivirent, Duhon avait appris que d'autres banques commençaient à commercialiser des dérivés de crédit sur les dettes hypothécaires et elle s'était étonnée de voir qu'elles étaient prêtes à le faire avec de telles lacunes de données. Avaient-elles trouvé une meilleure manière d'organiser la traçabilité de leurs émissions? Avaient-elles plus d'expérience avec les crédits hypothécaires? Et comme le marché des dérivés de crédit n'était pas régulé, les données sur ces opérations n'étaient pas disponibles.

Pour visualiser le mot "dette" voici quatre graphiques sur la situation américaine. 


Obama aggrave la crise
Pour que vous puissiez imaginer, les Plans de Sauvetage sont comme le pillage de l'Or des Incas par les Espagnols. J'ai pris cet exemple, par ce que l'on a oublié ce qu'à été le pillage de l'Afrique, de l'Algérie ou de l'Indochine par les colonisations françaises, le pillage des Pays en Développement par l'OMC et les
Le néolibéralisme a plongé le monde dans le plus grand désastre depuis
Par exemple la Citigroup annonce pour le 1er trimestre 2009 un bénéfice magique de 1,6 milliards de $, mais la réalité est de 2,5 milliards de pertes une fois enlevé les effets de purge des plans de sauvetage. Ces "bons chiffres" sont publiés pour éviter la nationalisation globale après faillite. Je tiens aussi mes informations du site d'analyse
Les pontes de Wall Street utilisent l'argent du contribuable et les garanties du gouvernement pour gonfler leur bilan comptable, pour générer du "profit", et pour spéculer dans un marché financier turbulent. Depuis le 6 mars 2009 il y a une hausse des actions US et une inflation des profits des banques, qui devraient normalement recommencer à prêter de l'argent destinés à de nouveaux investissements. Beaucoup d'investisseurs sont très sceptiques face à ce "Green Shoots rally" (le rallye des bourgeons du printemps) qu'ils appellent le Bear-Rally des usurpateurs qui est destiné à tourner court et à se dépatouiller avec les mauvaises positions. Aujourd'hui, les prédateurs de proies faciles y voient une de ces occasions unique de la vie d'acheter. Mais le schéma de ce genre de Bear-Rally (rallye de l'ours d'un marché dépressif) est qu'il nait dans le pessimisme, qu'il croit dans le scepticisme, qu'il aboutit dans un optimisme et qu'il crève dans de l'euphorie. Sous la Grande Dépression des années 30', le Dow Industrial avait aussi atteint un sommet de 30% en 1932 alors que les conditions économiques continuaient à se détériorer.
2009 et poursuivra le hold-up sur l'argent public avec le braquage de l'État sur les créances toxiques illiquides et pourries. Avec des actions ordinaires la part de l'État fédéral dans le capital de la banque augmente, ainsi que le risque pris par le contribuable. Cette nationalisation rampante (creeping nationalization) des banques ne nécessite pas de vote du Congrès et éteint la colère des élus à l'égard des banques. La FDIC (
A tous les niveaux de l'économie, les banques et les assurances, ne faisaient souvent qu'un groupe confondant patrimoine et intérêt managérial. Ces banque-assurances avaient cru gagner deux fois: une fois en vendant du crédit, une autre fois en vendant une assurance sur ce crédit, les CDS / CDO, LBO, Subprime titrisées et autres produits financiers dérivés qui portent tous le terme générique de créance pourries, toxiques, illiquides, irrécouvrables, impactées ou de positions négatives. Exemple: le groupe Schaeffler avait essayé de racheter à crédit avec des LBO le groupe Continental qui valait 10 fois plus; du coup Schaeffler est en situation d'insolvabilité et essaye de purger sa dette en liquidant des sites de production, dont Clairoix en France. Continental n'est pas la victime de Schaeffler, car Continental avait "acquis" à crédit avec des LBO le groupe Siemens VDO, crédits qu'il ne peut plus rembourser. Depuis 1990 les acquisitions se sont faites avec des LBO. La décennie des années '90 est la décennie des acquisitions. L'accueil par les ouvriers allemands de Continental Deutschland des ouvriers français de Continental France arrivant en train à la gare de Hanovre en Allemagne m'a rappelé des autres scènes filmées de trains bondés sur lesquels était écrit "Alle nach Paris - Tous à Berlin". Les petites-gens de Continental étaient unies pour la même cause, les photos étaient belles. Nous avons aussi pu comparer le
Au lieu d'acheter les poubelles au contenu toxique qui n'est pas recyclable pour créer la Bad Bank, l'État doit acheter les bonnes créances liquides et de bonne foi et les actifs de valeur aux banques pour créer la Good Bank. Les banques doivent assumer avec leurs actionnaires les pertes. L'État n'a pas à être un État Providence bancaire qui déverse des centaines de milliards aux criminels systémiques et qui dépouille les services publics, sociaux, culturels, d'éducation, hospitaliers et de retraite et qui cautionne l'appauvrissement des peuples provoqué par le système économique en période de croissance comme en période de crise et de récession. La croissance avait été appauvrissante, la récession jette dans la misère
Regardez ces 2 Graphiques en haut et à gauche:
Chaque entreprise bancaire et de fiducie manipule son "ratio fonds propres sur actifs" qui est l'un des outils des 
Avez-vous compris que Obama est le dernier maillon d'acheteurs crétins de la pyramide à la Madoff Ponzi? Avec l'argent du contribuable et du peuple. C'est idéologique? Relisez les Projections de l'OCDE, et du FMI. Obama est conseillé par ceux qui ont créé la crise financière systémique. Mais, il est si beau quand il parle après avoir déposé sa bouteille d'eau minérale en plastique.
Les graphiques à gauche et ci-dessous montrent le réel taux d'inflation des USA qui est toujours de 3% et qui n'est pas une déflation. La peur cultivée et nourrie dans les médias internationaux et locaux de la "déflation" sert à maintenir un taux d'inflation au moins supérieur à 3%, et est en réalité la manière d'administrer le faux médicament au faux malade suite au faux diagnostique. Graphique n°1: en rouge la courbe manipulée de l'inflation selon le mode de calcul "néo-libéral" (dit "pre-Clinton") qui a été conservé par le Président US Bill Clinto, depuis le début de son mandat en 1993 jusqu'à nos jours, pour cacher l'inflation. Le pic de 13% est en 2008. Graphique n°2: en bleu courbe selon le mode de calcul "pre-Clinton". En 2009 l'inflation est toujours de 3%. Source:
Pour le mainstream, le problème ne peut être résolu que d'une seule manière, et qui s'y oppose est plus dangeureux qu'un sowjet: emprunter, imprimer de la monnaie, prêter et dépenser. Pour réduire la dette il faudrait créer du PIB en produisant plus que l'on ne consomme. C'est exactement ce que n'a pas fait le G7 depuis 3 décennies. Il l'a remplacé par de la monnaie émise par décret et du crédit (voir
Graphique à gauche: Chiffre réel du chômage = courbe de 20% aux USA en 2009. Ajouté à un niveau "utile" d'inflation, un niveau "utile" de chômage est le second levier qui permet le transfert habituel des richesses: c'est le 
Sur ce tableau aussi, vous voyez que 2006 est l'année où la tendance est de nouveau à la baisse. 2006 est aussi le début de la baisse de l'économie réelle, j'ai mis beaucoup de graphiques dans l'article 
Je vous ai expliqué, ou plutôt raconté, il n'y a rien à expliquer, qu'
L'UE avait salué en automne le Plan Paulson dans son principe. L'EU avait annoncé vouloir planifier depuis
quelques années déjà de telles mesures et le Commissaire au Marché
Intérieur.
Les deux tableaux montrent la première récession mondiale de la croissance depuis 1930. A chaque fois vous voyez que le point d'inflexion est autour de 2006 et non pas en septembre 2008. La crise, la vraie, n'est pas la crise des subprimes et du système des risques, mais une
La compromission est universelle, la crise sera surtout payée par les petits. Mais les petits eux-mêmes avaient abandonné leur vigilance politique et installé au pouvoir ces influenceurs politiques sensibles aux lobbies des affaires.
Un arrosage des banques pour qu'elles aient de nouveau confiance et qu'elles accordent des crédits est un faux médicament administré au faux malade suite à une fausse analyse >>> Graphique à gauche: réduction du déficit commercial des USA: il commence en 2006. En rouge déficit, hors pétrole. Cette réduction du déficit est due à l'effondrement total de la demande dès janvier 2007 et se laisser prévoir dès 2006, alors que rien ne laissait présager ladite "crise" des subprimes, etc... Cette chute de la demande américaine entraine une chute totale de l'importation américaine. Courbe noire: la chute du prix du pétrole a suivi. La chute du déficit américain n'a pas été provoquée par une augmentation subite des exportations de produits américains. La CRISE est économique et la crise financière a exercé un effet de levier sur elle. 

Graphique à droite: Il existe une corrélation sur le long terme entre le marché financier (Dow Jones Index Average Earnings, DJIA) et la Currency in Circulation - CinC, la masse monétaire en circulation. Les initiés connaissent cette corrélation qui est à attendre de la Quantitative
Easing, la planche à billet qui est mise en place actuellement très massivement par les USA, le Royaume-Uni et la Suisse. Au
plus, ils peuvent s'attendre à une croissance basée uniquement sur
l'effet technique de la finance. 
2] Le cash en circulation: la mesure la plus étroite
de la monnaie est connue par les économistes sous le nom de M0 et
comprend tous les billets de banque et les pièces en circulation ainsi
que les réserves réglementaires que les banques commerciales sont tenue
de garder avec les banques centrales. Du fait du procédé de la
formation du crédit décrit dans le tableau suivant, cette manière de
décrire la monnaie peut donner un chiffre bien plus petit que le
montant théorique du cash qui circule effectivement de manière
électronique dans l'économie mondiale. Le montant global de M0 était à
peu près de 3.9 trillions de $ en octobre 2008 (le cercle bleu extérieur).
Ce montant s'était aussi agrandi en particulier à la suite de
l'augmentation de la distribution de monnaie aux USA et en Chine. Cette
augmentation avait été induite au début des années 2000 par la baisse
par les banques centrales du taux d'intérêt à un niveau historiquement
bas pour éviter une récession due au dernier éclatement de la bulle des
investissements (crise dot-com, Enron/Worldcom). Depuis que le taux
d'intérêt mesure effectivement le "prix" de la monnaie, l'action
corrective des banques centrales pour éviter un effondrement économique
avait contribué à l'explosion de l'endettement à bon marché, ce qui a
fini par conduire à l'effondrement actuel. Certains analystes
pessimistes estiment que nous sommes entrain de vivre un
super-effondrement économique (super-slump) parce que les banques
centrales avaient failli dans leur manière d'apporter les mesures
correctrices aux problèmes qui avaient provoqué le précédent
effondrement économique.




Maintenant que les banques cessent de prêter de l'argent entre elles (voir le taux
Les
politiciens, les économistes, les ministres des finances, les
gouverneurs des banques centrales sont populistes, administrent le faux
médicament au faux malade en faisant en faux constat, celui du credit
crunch, de la raréfaction des liquidités, qu'il faut compenser de
manière la plus amorale qui soit, c'est à dire en plombant pour des
générations la dette publique, en faisant racheter par le Trésor Public
des trillions de créances toxiques détenues par les banques suite à
leurs spéculations compulsives d'escrocs cupides et irresponsables à la
Madoff. Plus tard, une fois que nous serons au fond de la récession, au
fond du U, les mêmes acteurs vont payer les dettes publiques en les
faisant fondre avec une hyper-inflation comme après les années 30, et
les banques pourront continuer impunément leurs activités de bulle et
leurs enrichissements compulsifs et maladifs. Car l'objectif de tous
les économistes est la croissance vaille que vaille, aucune réflexion
n'est faite sur une croissance qualifiée, voire une "décroissance conviviale", une croissance durable ou un green new deal.
Je viens de trouver sur le site américain de lutte pour les droits du consommateur, 

Mais la Chine est le plus grand créancier des USA et est assise sur le plus grand paquet d'Obligations d'État américains, $1,03 trillion, et de réserves en $, 1,95 trillion en janvier 2009. En réalité la Chine va se conduire, comme tous les autres membres du G20: comme un grand argentier puant, car l'arme de la compromission universelle, les Bons du Trésor américains et le
La trahison a été commise par les partis Républicain et Démocrate: 55% des dons sont allés aux Républicains et 45% aux Démocrates, ce qui représentait l'équilibre politique entre les pouvoirs de la dernière décennie. Les Démocrates ont touché un peu plus de la moitié des dons faits par le secteur financier pour les élections de 2008.
avec l'argent public, les déficits budgétaires ($1,85 trillion) et la helicopter money (quantitative easing, planche à billet = dettes des générations futures) par les différents plans de la Fed' ou du Trésor américain appelés
Ceci, n'importe qui est capable de le penser, on n'a pas besoin de s'appeler Jeffrey Sachs. Qui est le plus irrespectueux de l'économie nationale et d'entreprise? Moi, petit "gauchiste" du Neudorf, un quartier de Strasbourg, ou l'hydre Obama-Geithner? S'il devait y avoir un rallye à la bourse de Wall Street suite à ce plan PPIP, mais qui durerait une dizaine d'années..., le contenu de ces bad banks pourrait se bonifier et reprendre de la valeur, et les "investisseurs" privés pourraient même gagner de l'argent avec leurs activités d'éboueur et d'écobuage. Les trois premiers jours qui ont suivi le lancement de ce plan PPIP (voir le dernier § de cet article) laissent le Dow Jones et le Nasdaq dans le rouge. Sur ce graphique à droite: en rouge, le déficit des USA. Les réductions de ce déficit prévues à partir de la fin de l'année 2009 ne sont que des illusions, car Obama-Paulson-Bernanke-Geithner n'ont jamais dit comment ils vont les réaliser. C'est simple, une très forte dévaluation du $ accompagnée d'une hyperinflation feront le travail, comme dans la fin de tout empire.
Et dire que sous ce mensonge vivent des individus appelés hommes et femmes et enfants. Y aura-t-il derrière ces menteurs de nouveau des agents et acteurs économiques? Des citoyens? A quel prix? Un Weimar 2? Une guerre civile? Un conflit armé? Au Royaume Uni, à part la Barclays qui fait des montages financiers pour cacher son insolvabilité comme la Citigroup ou la Deutsche Bank (qui poursuit toujours ses activités dans les îles Caïman en mars 2009), tout le système bancaire est déjà "nationalisé". En attendant, ces menteurs vont en rangs serrés à Londres au G20 du 2 avril pour réaliser leur bail out du Market Ponzimonium. Qui va payer le bail out de la Fed'? 

Depuis le G20 de l'automne 2008 le syndrome de la tête vide s'est amplifié. Je vous ai décrit tout cet automne et cet hiver
Au début de la "crise", en septembre 2008, les dulcinées du néo-libéralisme vous disaient: "... oui, mais la Chine, l'Inde ne s'écroulent pas". Ils voulaient vous dire par là que l'économie ne fait que de connaître une crise "passagère" dans les pays industrialisés, peut-être une crise de surproduction, "un accident". En février 09 nous savons qu'à l'écroulement des pays industrialisés correspond un genre de "soft landing" des pays émergents, vu de l'Europe. Une augmentation de 26 millions de chômeurs en Chine, un exode urbain, c'est à dire un retour massif à la campagne des ouvriers qualifiés ou non. Entre temps, l'Afrique s'écroule de nouveau, mais les objectifs du Millénium, les G8 de Gleneagles ou le G8 de
L'espoir du "découplage" entre l'échec du commerce global joyeux et spéculatif des pays industrialisés et les activités laborieuses des bons pays travailleurs qui émergent et qui accèdent à la félicité... que l'ouest leur offre.., se ternit de jours en jours pour les aficionados du néo-libéralisme. L'Afrique? Puisqu'elle est maintenue artificiellement par l'ouest dans sa situation simple de gisement de matières minérales et bananières, elle n'a été touchée qu'un tout petit peu plus tardivement de l'effondrement du jeu systémique de l'économie de la planète. Le peu de croissance qu'avait aussi connu l'Afrique s'arrête de progresser, le retour à la pauvreté y est accéléré.
J'ai lu sur le site "
Selon le quotidien burkinabé,
Au G20 de Londres du 2 avril 2009, le club de défaisance des riches en déconfiture va vaguement feindre, avec la menace de la mise à l'index d'une "liste noire", de barrer la route aux biotopes de l'argent sale (tax havens - paradis fiscaux) et va se chamailler pour augmenter positivement le "stimulus to focus on boosting global demand" par le Quantitative Easing (planche à billets) ou le Creative Easing (rachat direct par le banque centrale des assets pourris) comme le veut Obama ou, comme feint de le vouloir l'Europe, pour réduire les dépenses insensées juste pour que l'appareil systémique bancaire puisse maquiller et sortir de ses bilans ses trillions d'assets négatifs, et manipuler légalement à cet effet les normes "prudentielles" comptables de Bâle 2 et de IFRS... La réunion préparatoire du G20 de ce week-end n'a rien apporté de nouveau
Le G20 veut sortir du chapeau-claque de la monnaie (helicopter money) et pénaliser les générations futures pour payer le vol des générations antérieures. "Actions to achieve this may include where necessary:

Au
G20 de Londres du 2 avril 2009, le club de défaisance des riches en
déconfiture va vaguement feindre de barrer la route des "tax havens",
les paradis fiscaux, va se chamailler pour augmenter le "stimulus"
par le Quantitative Easing (planche à billets) ou le Creative Easing
(rachat direct par le banque centrale des assest pourris) comme le veut
Obama ou, comme feint de le vouloir l'Europe, pour réduire les dépenses
insensées juste pour que l'appareil systémique bancaire puisse
maquiller et sortir de ses bilans ses trillions d'assets négatifs, et
manipuler légalement à cet effet les normes "prudentielles" comptables de Bâle 2 et de IFRS... La réunion préparatoire du G20 de ce week-end n'a rien apporté de nouveau
Le
Le principe du 
Bien que le salaire horaire ait progressé depuis le début des années
80, et malgré les nombreuses revalorisations du Smic, le revenu
salarial annuel n'a, dans le même temps, pas évolué en euros constants.
Cette stagnation provient, essentiellement, du développement de
situations plus précaires, caractérisées par du travail à temps partiel
et un nombre moyen de jours rémunérés dans l'année plus faible. Les
jeunes et les salariés qui ne travaillent pas à temps complet, sont
ceux qui ont vu leur revenu salarial réel diminuer le plus, subissant
ainsi, pour les premiers, la baisse du nombre de jours rémunérés, et
pour les seconds, celle du salaire journalier moyen." Photo, manifestation du 

2] Le cash en circulation: la mesure la plus étroite de la monnaie est connue par les économistes sous le nom de M0 et comprend tous les billets de banque et les pièces en circulation ainsi que les réserves réglementaires que les banques commerciales sont tenue de garder avec les banques centrales. Du fait du procédé de la formation du crédit décrit dans le tableau suivant, cette manière de décrire la monnaie peut donner un chiffre bien plus petit que le montant théorique du cash qui circule effectivement de manière électronique dans l'économie mondiale. Le montant global de M0 était à peu près de 3.9 trillions de $ en octobre 2008 (le cercle bleu extérieur, soit 3900 milliards). Ce montant s'était aussi agrandi en particulier à la suite de l'augmentation de la distribution de monnaie aux USA et en Chine. Cette augmentation avait été induite au début des années 2000 par la baisse par les banques centrales du taux d'intérêt à un niveau historiquement bas pour éviter une récession due au dernier éclatement de la bulle des investissements (crise dot-com, Enron/Worldcom). Depuis que le taux d'intérêt mesure effectivement le "prix" de la monnaie, l'action corrective des banques centrales pour éviter un effondrement économique avait contribué à l'explosion de l'endettement à bon marché, ce qui a fini par conduire à l'effondrement actuel. Certains analystes pessimistes estiment que nous sommes entrain de vivre un super-effondrement économique (super-slump) parce que les banques centrales avaient failli dans leur manière d'apporter les mesures correctrices aux problèmes qui avaient provoqué le précédent effondrement économique.




Cela amène les monétaristes à penser que l'inflation n'est qu'un
phénomène purement monétaire. S'il y a de l'inflation dans une
économie, elle ne peut être due qu'à une création monétaire excessive
par rapport au niveau de production du pays. Selon la théorie de Jean-Baptiste Say, la monnaie ne serait qu'un voile, c'est-à-dire que la sphère réelle
de l'économie serait séparée de la sphère monétaire. La monnaie
n'aurait aucun effet sur le niveau de production d'une économie
(dichotomie classique). De nos jours, la théorie quantitative de la
monnaie est communément admise à long terme.
Le prix Nobel de l'Economie, Joseph Stiglitz vient de dire le 14 février 2009 dans une Interview à la 
La chancelière allemande Angela Merkel, va annoncer mercredi 18 février 2009 la nationalisation de la Hypo Real Estate, qui est en Europe de par sa taille le second institut de crédit hypothécaire. Ce que l'on oublie toujours de dire, est que la HRE a boosté dans les Länder à l'Est de l'Allemagne les subprimes comme en Espagne, en Irlande ou aux USA. Cette banque est insolvable ou en faillite technique malgré les 100 milliards d'euros d'aide que le Gouvernement allemand lui a donnés en automne 2008. Et la Deutsche Bank?
Cette incapacité des économistes et des acteurs bancaires et financiers est aussi due à d'autres présupposés de la théorie classique, à savoir que le "décision d'un agent économique est rationnelle", puis que "toute chose étant égale par ailleurs" et enfin que "l'information est pure et parfaite" et que "la concurrence doit être libre et non faussée". Déjà il y a plus de 30 ans, je m'étais fâché dans les cours de mon professeur de micro- et de macro-économie, Jean-Paul Fitoussi, en affirmant que le consommateur n'a rien de rationnel dans son acte d'achat ou de rétention de sa bourse, que strictement rien n'est égal par ailleurs et qu'il n'y a qu'inégalités plaquées sur les populations pour les maintenir dans une situation obligatoire ou voulue de servilité, et qu'il ne peut y avoir que mensonges et manipulations de l'information, et que la-dite concurrence libre et non faussée n'est qu'une manière de construire certains canaux de dérivations des flux au profit d'un ensemble d'acteurs plus capables de marquer leur volonté sur d'autres acteurs passifs ou plongés dans une létalité de fait (voir en début de cet article le tableau de l'Insee sur les inégalités et la "croissance" qui a été appauvrissante pour des centaines de millions de personnes). D'ailleurs certains psychologues, neuro-psychiatres ne s'y trompent pas et parlent déjà d'irrationalité du consommateur et de l'agent économique, ou de
Le slump actuel, l'effondrement de ce Global Meltdown 2009, est aussi dû en grande partie à ces systèmes et normes comptables, leur ratio Cook du calcul du risque, les effets leviers sur les actifs, les obligations de publication trimestrielle des comptes, la valeur des entreprises au jour du marché, qui ont annulé le moindre des longs et moyens termes et qui ont perverti l'esprit d'entreprise en un management financier appelant des résultats immédiats dans la seconde à venir.
Par le débat sur le "non retour au protectionnisme". Ces féodalités ne se rendent pas compte que le monde dans lequel elles vivent, n'existe plus depuis quelques années, qu'il n'a en fait jamais existé en tant que tel, nous le voyons puisque son atout central s'est effondré. Cet atout-joker est celui de la croissance et de l'enrichissement global. Les économistes sont déjà aujourd'hui d'accord à dire que le monde est plus pauvre aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Le monde avait été dirigé par la conscience une, sainte et apostolique de la marge opérationnelle (15% ou la honte...), et les humains avaient été transmutés en agents de volatilité et en consommateurs pour lesquels le bail out n'existe pas puisqu'ils ont été transformés avant et après la crise en Robin des Bois du système capital. (Photo: manifestation du 21 février à Dublin, officiellement contre le gouvernement Cowen. Nous pouvons plutôt parler de "Manifestation de la faim".)



































































