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Galerie de tableaux
et Roman non-figuratif en recherche d'un éditeur

«La réunification des andrènes ».

Commencé le 14 juillet 1990 vers 14h 30, terminé le 15 janvier 1991,  le jour du début de la guerre du Golf, repris pendant 13 ans, achevé définitivement en juin 2003. Il contient 159242 mots,  59 fois le mot Constitution, 119 fois un mot composé avec "constit"… vous avez compris la prémonition ?

Argument:

Depuis la chute du mur de Berlin,

j'ai fait un voyage au trou du langage.

Et vous?

Le langage est un outil économique de compromission universelle, universelle non pas parce que la planète entière - mais surtout l'hémisphère nord - se sert de cet outil de domination, mais aussi parce que tout acteur en logorrhée et tout récipiendaire d'un élan de logorrhée ne peuvent vraiment prétendre à une honnêteté de la parole, et encore moins du mot. Et la langue est le fruit d'une adhésion. Tout le monde doit y adhérer ou crever, pour se servir de l'autre. Peut être le borborygme est un élan de générosité. Mon écriture nouvelle est défragmentée, peut-être suis-je un petit-fils de Michaux ou de Blanchot que je n'ai pas lu. Je ne crois pas au langage et j'en ai peur. Si le lecteur prend au mot mes études d'un Schopenhauer, d'un Selten (Prix Nobel en économie), d'un Jürgen Habermas, d'un Gadamer ou d'un Anaxagore de Clazomènes, il se ment à lui-même parce qu'il cherche une référence culturelle à laquelle il veut confronter son savoir. Et du savoir, il en a. Il ne veut pas me lire, lire. Je joue avec les mots, leurs mots, et m'étonne qu'ils me frappent. L'auteur, moi, a volé des mots de-ci de-là, mais aussi de l'encyclopédie Quillet de l'édition de 1934, et les a fait claquer tel un slap sur son texteur sous Word®. Si en plus nous pensons à la nouvelle compromission universelle de 1989 issue de l'illusion de la victoire de la guerre froide, nous accepterons que l'expression du temps, du devenir, de la misère personnelle et de la détresse collective ne soit que l'extériorisation d'un nouveau plaisir: celui de l'intériorisation du fascisme. Toute constitution d'état n'est qu'un assemblage de mots de personnes qui se croient être ensembles. La domination des peuples n'est pas issue d'un régime mais du paradigme nourri par la libéralisation de l'échange des fruits d'un travail. Le travail n'est qu'économique. C'est simple. L'homme devient de la volatilité. Le hedger guette, mais le snipper est mort. Je pense que la musique répétitive de Charles Ives ou celle de l'opéra Akhenaton de Philip Glass pourrait accompagner ou remplacer mon roman non-figuratif. Celui qui s'endort tout de suite, a raison. Celui qui retrouve toutes les variations de thèmes peut s'amuser du vide itératif du langage et se mettra le doigt dans la gorge pour constater qu'il est là. Celui qui veut comprendre est en déserrance comme un compte bancaire suisse. Je vous invite à faire avec moi ce voyage au trou du langage, peut-être vous réfléchirez après avant de penser avec des mots.
Sinon, laissez-vous simplement aller à aimer. Sans mots penser.

Bon rétablissement.

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Il n'y a pas de palimpsestes, il n'y a que des empalés. Ceci fait plaisir aux gouvernants de voir le peuple croire et vivre à tout jamais qu'il ne sait pas générer de la pensée. La recette a d'autant mieux pris que depuis 1989, la Chute, le fascisme est devenu un plaisir intérieur nourri en le for intérieur de l'individu qui s'est anesthésié et anéanti en laissant, dans le cadre d'une cuisson à l'étouffé de la globalisation et de l'OMC, bavarder en lui-même les deux derniers frères bessons qui l'habitent: le maître et l'esclave. Ainsi le gouvernant n'a plus besoin d'agir pour contenancer le peuple, il empoche.
Le sniper est mort, mais le hedger guette et caquette,
comme papon tapie guettent et caquettent.

déposé à la SGDL

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Depuis le 15 septembre 2008, où je situe la Chute du Mur de Berlin du côté ouest, je me sens comme un criminel, soulagé d'avoir enfin avoué un crime, qu'il a gardé en lui pendant 20 ans.

La faute est avouée, le nouveau départ est permis, les espoirs peuvent de nouveau s'exprimer, la mise en oeuvre d'une action concrète et humaniste peut se donner le jour.

9 Janvier 2010: Dès 1989 je l’avais défini et je m’y prépare.

L’idéal, pour eux, est que je me gazéifie moi-même. Mon Zyklon B sera fabriqué en moi par mon hypothalamus comme de l’endorphine. En moi, parce que je le vaux bien.

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mes huiles de 1986, 1987 "La Chute du Mur de Berlin - Berlin Alexander Platz" :

     

- ci-dessus: Hanna Schygulla dans le film "L'Autre" et Thomas Brasch, poête de l'Allemagne de l'Est.

- "du communisme au fascisme", 1987:



- ci-dessous, dernier tableau de la série, "Es ist vollbracht", 1992/95:



journal d'un Cimbre